C’est fou. Depuis un petit moment, un des mots les plus tendances sur le net, c’est web 2.0 - un buzzword, comme disent nos amis anglophones. Apparement, ce terme fait référence à une nouvelle approche de la conception de sites oueb. Avant, on avait le site vitrine. On pouvait regarder, mais pas grand chose d’autre. Mais maintenant, c’est différent : il existe de plus en plus de sites se basant sur les social networks pour créer leur contenu. Exemple : Digg, del.icio.us, Last.fm, Youtube et j’en passe. L’idée commune, c’est que l’utilisateur du site deviens acteur à part entière, et grâce à la participation des uns et des autres, des tendances émergent de la masse.
Soit, cette approche est intéressante. Mais toute cette hype qui tourne autour, c’est un peu gavant par moment. Pire, certaines personnes voulant impérativement rester à l’avantgarde de tout ca se mettent à déblatérer sur le web 3.0. On sors quelques lieux communs sur l’avenir du net, on incrémente le numéro de version du net, et hop ! on se donne l’air d’être à la pointe …
Il semblerait que les points mis en avant soient les suivants :
- Internet partout
- Internet pour tous
- Toutes nos données sur/transitant par internet mais de manière sécurisée
En soi, l’omniprésence d’un réseau global de communication est quelque chose qu’on voit arriver depuis un bon moment déjà. C’est particulièrement flagrant dans la fusion progressive du secteur de la téléphonie et d’Internet. Pareil pour l’organe télévisuel, même si les rapprochements ne sont pas aussi avancés que dans le premier domaine. Si on ajoute à ca que le téléphone est désormais synonyme de téléphone portable et que de manière générale les technologies de communication sans fil se développent rapidement (Wifi, WiMax etc), pas besoin d’aller boire des cocktails dans une conférence à Monaco pour voir ou ca nous mène …
J’en conclus donc que les penseurs qui planchent sur le sujet en sont au stade de l’enfoncement de portes ouvertes. La question principale que je me pose quand je vois ca, c’est ce qu’on entends pas partout, et tous. Est-on encore une fois dans le mythe du réseau qui relie le monde entier, ou tout du moins la fraction qui a les moyens de développer des infrastructures de communication ? S’agit-il d’un web qui unie les hommes de toutes les nations, pour peu qu’ils aient accès à l’outil informatique ?
Moi j’attends un web décentralisé et participatif, tant au niveau matériel qu’au niveau du contenu. Un web qui passe à l’échelle en fonction de la demande / nécessité de l’endroit. Un web d’utilité sociale, qui renoue avec le concept de proximité physique et d’échange direct, plutot que de nous transformer en autistes transnationaux. Est-ce ainsi que les choses évolueront ? On verra bien …